VIVRE ET TRAVAILLER A GARDANNE

Publié le par Abdelwaab LAKHDAR

Depuis plus de 50 ans la Centrale thermique

fait partie de notre vie, de notre ville.

Gardanne s’est construite grâce et avec notre mine et notre centrale, notre bassin minier s’est développé autour de ces entreprises : commerces, services publics, entreprises sous-traitantes, ces entreprises ont toujours été créatrices d’emplois pour la population Gardannaise.

Depuis tout ce temps la CGT a toujours œuvré pour que le développement de l’emploi reste un objectif prioritaire pour ces entreprises, ce fut le cas en 1995 quand la SNET a commencé à être privatisé, ce fut le cas dans la lutte que nous avons mené contre la fermeture de la mine jusqu’en 2003.

La privatisation progressive de la centrale s’est accompagnée de réductions régulières d’effectifs. En 2010, la direction de la Snet annonçait l'arrêt de la Tranche 4 (une des deux unités de production).

Les salariés de la centrale avec la CGT se sont mobilisés pour obtenir des garanties d'avenir. Le projet "Biomasse" voit alors le jour, la Direction s’engage alors à maintenir l’ensemble des effectifs, la CGT avec les salariés relèvent le défit et mènent le combat pour que le projet soit validé par les Pouvoirs Publics.

Ce sont bien les salariés avec la CGT qui ont gagné l’avenir de la Centrale !!!!

Pourtant une fois les autorisations obtenues, la direction revient sur ses engagements et entame une procédure afin de réduire l'effectif total du site. C’est un scandale, la reconversion de la tranche 4 en « biomasse » ne doit pas servir à renflouer les actionnaires d’Eon mais doit servir à préserver les emplois pour nous les Gardannais (Il est important de rappeler que le tarif de rachat particulier lié à la production d'électricité par la Biomasse sera financé par de l'argent public, ainsi c'est 2,6 milliards d'euros d'argent public qui vont être versés aux actionnaires de l'entreprise).

Le gouvernement doit imposer le maintien et le développement de l’emploi. Il doit obliger EON à respecter ses engagements. On ne peut pas financer un projet et ensuite dire que dans une entreprise privée l’État ne peut rien faire.

La question de l'emploi nous concerne tous!! L'argent des citoyens ne doit pas servir à remplir les poches des actionnaires mais, au contraire, doit améliorer le quotidien de la population.

Cela passe, en priorité, par l'accès à l'emploi. C'est une notion de partage à laquelle l'actionnaire EON n'adhère pas.

Et pour ne pas affronter cette question, la direction a décidé d'entamer des mesures de licenciement contre les secrétaires généraux du syndicat CGT de la Centrale de Gardanne. Cette démarche infondée ne sert qu'à instaurer un climat de crainte auprès des salariés en lutte pour les détourner de la question de l'emploi. Heureusement les salariés ne sont pas dupes et ont décidé d'accentuer leur mobilisation afin qu'un juste retour par l'emploi soit donné à la population locale grâce à cette masse colossale d'argent public.

La lutte que mènent les salariés de la Centrale de Gardanne est celle de tous les citoyens de notre bassin d’emplois. Nous voulons vivre et travailler à Gardanne pour les travailleurs d’aujourd’hui mais aussi pour ceux de demain. Ne condamnons pas nos enfants au chômage. Ensemble obligeons EON à créer les conditions d’emplois dans notre ville.

La CGT appelle à un large rassemblement devant la mairie de Gardanne dimanche 16 février à 9h

Travailleurs, privés d'emploi, jeunes et moins jeunes, tous dans la rue pour qu'enfin tout le monde puisse profiter d'une juste répartition des richesses !!

STOP AUX MENSONGES

Le projet Biomasse s'inscrit dans le cadre de la transition énergétique et fait suite au 4ème appel d'offre de la CRE (Commission de Régulation de l'Énergie). Ce projet a été validé par le gouvernement précédent ainsi que par le gouvernement en place.

Ce dernier appel d'offre de la CRE rentre dans un cadre européen et national précis et règlementé de la gestion du "bois énergie". Autant pour l'exploitation de la matière première que pour le fonctionnement de l'unité de production.

Il est important de rappeler que notre région souffre d'un déficit énergétique important et que ce projet permettrait de palier en partie au problème de sécurisation du réseau électrique PACA. De plus, les moyens de production d'électricité permettent d'avoir une vision à long terme sur les possibilités industrielles dans notre région.

Évidemment sans production d'électricité, pas d'industrie possible.

D'autre part, de fausses affirmations sont diffusées concernant une possible déforestation de notre région.

La réalité :

La majorité du combustible sera importée pour une période de 10 ans à compter de la mise en service de l'installation.

Au terme de ces 10 ans, nécessaires à la structuration de la filière bois, la part de bois de forêt représentera 50% du combustible brûlé et non la totalité comme certains le prétendent.

40% du combustible biomasse proviendra du bois d'élagage et d'entretien des forêts. Cette ressource est aujourd'hui largement sous exploitée et permettra de mieux organiser la défense des forêts contre les incendies. Cette part du combustible sera aussi composée de bois d'arrachage provenant des activités agricoles (vignes et arbres fruitiers).

10% du combustible biomasse proviendra de la valorisation des bois de recyclage de classe A (palettes et bois d'emballage) ou B (issu de démolition, de mobilier).

Pour la CGT, cette filière bois constitue un vrai atout pour notre région, autant en terme d'emplois qu'en terme environnemental, car elle permettra de s'inscrire dans une gestion durable et responsable de nos forêts.

Cela doit se traduire par l'implication de l'ensemble des acteurs pour l'élaboration de cette filière. C'est pourquoi la CGT demande depuis plus de 2 ans la tenue d'une table ronde en préfecture qui réunirait élus, collectivités, Représentants du Personnel, l'entreprise, les services de l'État et les ministères concernés. Cette table ronde pourrait permettre de lever toutes les inquiétudes et définir des axes de travail (par exemple : récupération de la biomasse, transport, stockage, emplois…).

Afin d'assurer une gestion durable et responsable de la biomasse, la CGT revendique des emplois de qualité à travers un réel cursus de formation et en quantités suffisantes. Ces emplois, avec des garanties collectives de haut niveau, permettront de relever le défit de la transition énergétique.

VIVRE ET TRAVAILLER EN PROVENCE

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